Israël doit transmettre vendredi à l’ONU un document justificatif après les accusations du rapport Goldstone sur des crimes de guerre durant l’offensive de l’hiver dernier à Gaza, apprend-on de source gouvernementale
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu mettait vendredi matin la dernière touche à ce document d’une quarantaine de pages qui doit être remis par un diplomate au bureau du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.
Jusqu’à présent, Israël n’a toujours pas annoncé la création d’une commission d’enquête sur cette offensive, comme le réclame l’ONU dans le rapport de la commission Goldstone.
Le ministre de l’Information chargé de présenter la position d’Israël à l’étranger Youli Edelstein, a affirmé que son pays refuserait de créer une telle commission, mais le gouvernement est partagé sur cette question.
Selon la presse, Israël pourrait accepter de mettre en place une commission, aux pouvoirs limités, chargée d’auditionner certains dirigeants politiques et chefs militaires.
Le document assure l’ONU de « l’indépendance de la justice israélienne », nie que « l’armée ait tué intentionnellement des civils » et affirme que « tout a été fait pour que l’armée se conforme au droit international » sur les lois de la guerre
Lancée pour stopper les tirs de roquettes contre Israël à partir de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, l’offensive e a fait 1.450 morts côté palestinien, pour la plupart des civils selon des sources médicales locales, et 13 côté israélien.
Le rapport Goldstone, commissionné par l’ONU, recommande la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) si Israël et les Palestiniens, accusés de « crimes de guerre » voire de « crimes contre l’humanité » durant la guerre, n’annoncent pas d’ici fin janvier leur intention de mener des enquêtes « crédibles » sur la conduite du conflit.
afp.com
