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Communales : Comment ils se sont partagé le territoire

Publié par: admin on juil 1st, 2009 est intégré sous Politique. Vous pouvez suivre tous les réponses RSS 2.0. Vous pouvez aller vers la fin pour laisser une réponse.

pjdLes grands électeurs locaux font beaucoup parler d’eux ces jours-ci. Lors de l’élection des présidents et des membres des différents Conseils locaux, ils ont donné un spectacle lamentable. C’est la démocratie qui prend un sacré coup.

Après la proclamation des résultats des Communales du 12 juin, une phase décisive a commencé. Chaque Conseil, commune et municipalité devait élire son président et ses membres dirigeants. Par le passé, c’était l’Etat qu’on accusait, à raison, de façonner à sa guise la carte politique au niveau local. Aujourd’hui, la donne a changé. On crie plutôt, de partout, à la neutralité passive de l’Etat alors que les partis se livrent une guerre sans foi ni loi pour avoir le plus de pouvoir possible au niveau local. Ils ont compris que c’est là que se joue leur avenir politique. Du coup, ils utilisent tous les moyens pour être les plus forts. Dans cette perspective, ils sont prêts à sceller les plus incroyables des alliances. Certains en viennent même à la violence et aux menaces. D’autres séquestrent, contre leur gré ou avec leur consentement intéressé, quelques grands électeurs pour s’assurer soit leur vote soit leur abstention.

Les exemples du rapt de grands électeurs ne manquent pas. Le plus édifiant est celui déclaré à Meknès. Dans cette ville, une élue locale du PAM a déclaré avoir été enlevée et éloignée de force de la ville ismaïlienne vers Tétouan. Le procureur du Roi de Meknès a été saisi de cette affaire.

Dans de nombreuses autres villes, bien des cas de séquestrations de certains élus ont été déclarés. De nombreuses plaintes ont été là aussi déposées auprès de la justice et du ministère de l’Intérieur. Il s’agit le plus souvent de « séquestrations volontaires ». Pour des raisons que seuls les élus concernés connaissent, ceux-ci acceptent de rester cloîtrés dans des fermes, des villas ou dans certains hôtels pour n’en sortir que le jour où ils sont appelés à voter pour celui qui les « séquestre ». C’est un moyen pratique servant à éloigner les grands électeurs des influences des autres candidats. Ce qui constitue un marché post électoral « secret » où l’argent peut couler à flot.

Quelques exemples de cas de disparition

A Aïn Taoujtate (province d’El Hajeb) les habitants de cette localité ne parlent que de la disparition soudaine de 15 élus locaux, juste après la proclamation des résultats du scrutin du 12 juin. Fait rare, deux femmes se trouvent parmi ces élus. Lesquels relèvent du PJD, de l’USFP et du PPS.

A Salé une marche de protestation a été organisée pour sonner l’hallali contre les « disparus volontaires ». Ces derniers ne sont réapparus que le jour de l’élection du président du Conseil de la ville.

Les régions éloignées n’échappent pas à ce fléau. Dans la province de Khénifra, des militants associatifs signalent la disparition volontaire de 7 des 13 élus de la commune d’Aghbala. Ce qui assure aux mêmes membres de rempiler.

D’autres cas ont été signalés dans de nombreuses villes comme Marrakech, Tanger, Tétouan, Kénitra, Béni Mellal, Laàyoune… Ce qui montre qu’il s’agit d’un phénomène général, ou presque.

Actes de violence

L’autre registre, tout aussi grave, est celui des actes de violence enregistrés au cours de l’élection des présidents et des membres de certains Conseils, communes ou municipalité. A Nador, par exemple, le samedi 20 juin, des témoins oculaires affirment que des coups de feu ont été tirés par des manifestants, mécontents après l’élection du président du Conseil local qui était en leur défaveur. Les autorités ont tout vu, tout entendu.

Le même jour, la salle de conférence de la municipalité de Khouribga, a connu une véritable guerre de milices. Selon des témoignages concordants, des conseillers du Rassemblement national des indépendants (RNI) et de l’Union constitutionnelle (UC), aidés par des hommes de main, ont pris d’assaut la municipalité. Ils ont tout saccagé sur le passage : tables, chaises, micros, bulletins de vote… Ils ont ensuite pris à partie la tête de liste du Mouvement populaire qu’ils ont blessé et emmené de force avec eux. Une vidéo mise en ligne via Youtube montre l’étendue des dégâts.

Ces incidents font suite à l’échec de l’ex-président du conseil municipal du RNI qui n’a pas pu rempiler. Battu par le cardiologue, Al Mostapha Scadi de l’USFP qui a pu réunir autour de lui le PJD, le FFD et le MP, il a mal digéré sa défaite. Même le correspondant du quotidien «Al Jarida Al Oula» n’a pas échappé à la colère des Rnistes qui l’ont tabassé. Là encore, la justice a été saisie. Les conseillers de l’USFP, du PJD, du FFD et du MP ont adressé des lettres aux ministres de l’Intérieur et de la Justice à propos de ces incidents.

D’autres batailles sanglantes ont été signalées notamment dans la petite commune de Oulja. Là aussi des jets de pierres et même l’usage d’arme à feu ont été signalés. Des villes comme Fkih Bensaleh et Béni Mellal n’ont pas échappé aux actes de violence. Il aurait suffit de peu pour qu’il en soit pareillement à Casablanca quand des membres du PJD n’ont pas avalé leur défaite après l’élection de Sajid à la tête de la mairie de la ville. C’est ce qui fait dire à de nombreux responsables politiques que les communales 2009 donnent l’image d’une réelle mascarade.

Le PPS au créneau

Les responsables du PPS ne mâchent pas leur mot. Dans un communiqué diffusé après la réunion de leur bureau politique le 22 juin, ils estiment que les Communales ont été entachées, avant comme après le scrutin, par l’usage « en plein jour » de l’argent pour l’achat des voix au vu et au su des autorités. Concernant les élections des présidents et des membres des différents Conseils, communes et municipalités, le PPS estime que ce processus a également connu une large utilisation de l’argent sale de la part des « barons des élections ». Le parti dénonce aussi la mise en jeu, qualifiée d’illégale, de la monarchie dans l’enjeu électoral pour peser sur le choix des grands électeurs.

Le ministère de l’Intérieur sensible à l’image des Communales

Le ministère de l’Intérieur a décidé d’ouvrir une enquête concernant « les allégations de Mustapha Kanouni, membre de la Chambre des Conseillers, accusant des agents d’autorité de lui avoir demandé de l’argent pour lui assurer la présidence du conseil communal de Sidi Tiji ». Dans un communiqué adressé à la MAP, le département de l’Intérieur rappelle que « Mustapha Kanouni, membre de la Chambre des Conseillers, qui vient de remporter un siège lors du scrutin communal au nom du Parti du Progrès et du Socialisme, à la circonscription électorale n° 20 dans la Commune de Sidi Tiji (cercle de Abda dans la province de Safi) a fait une déclaration, mardi 16 juin, lors de la séance hebdomadaire de la Chambre des Conseillers, dans le cadre des questions d’actualité, affirmant que le chef d’arrondissement du Cercle de Abda et le chef du Caïdat d’El Amer, accompagnés d’un auxiliaire d’autorité, lui ont demandé de leur donner une somme d’argent afin de lui garantir l’élection à la présidence du conseil communal de Sidi Tiji ». Le ministère indique dans son communiqué qu’ « après les investigations préliminaires menées par l’Administration territoriale, il s’est avéré que le concerné n’a déposé aucune plainte à ce sujet devant une quelconque partie ». Il précise également que « les autorités administratives lui ont affirmé qu’elles ne disposent d’aucun élément qui corrobore cette allégation qui viserait à porter atteinte à la crédibilité et à la neutralité de l’autorité locale et créer un climat de suspicion et de doute qui lui permettrait de parvenir à la présidence du conseil communal ». Considérant la gravité des accusations portées à l’encontre des agents d’autorité précités et qui ont été diffusées sur les ondes de la radio et à la télévision, le ministère de l’Intérieur a décidé d’ouvrir une enquête sur ces allégations, l’Administration territoriale se réservant à ce sujet tous les droits qui lui sont garantis par la loi, conclut le communiqué.

Sensible à l’image des Communales, le ministère de l’Intérieur a ordonné l’ouverture d’une autre enquête judiciaire. Cette fois-ci, c’est Al Ahdath Al Maghribya qui a été visée. Le journal évoquait dans l’une de ses livraisons l’utilisation de l’argent lors des élections par certains candidats pour acheter des voix. C’est Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur qui a demandé dans une lettre adressée au ministre de la Justice, Abdelwahed Radi, de prendre les mesures nécessaires pour l’ouverture d’une enquête à ce sujet. Selon Benmoussa, la publication de telles allégations dénuées de fondements, constitue un manquement aux règles déontologiques régissant la profession de journaliste, mais également un facteur de propagation de rumeurs infondées que l’opinion publique pourrait prendre pour des vérités avérées.

Il va falloir que le ministère ouvre également des enquêtes sur tous les cas de disparition signalés un peu partout à travers le Royaume. Il va lui falloir aussi ouvrir des enquêtes pour vérifier les dénonciations contenues dans le communiqué officiel du PPS et de bien d’autres partis. A Larache, par exemple, l’Istiqlal que dirige le Premier ministre, s’est plaint de l’usage de l’argent. L’USFP n’est pas en reste, puisque ce parti, que dirige l’actuel ministre de la Justice, a dénoncé aussi certaines pratiques qui ont influencé le cours des élections, notamment l’utilisation directe et indirecte de l’argent. Là encore une enquête devra être ouverte…

Le PAM dénonce aussi

A quelques jours de l’élection de sa représentante à la tête du Conseil de la ville de Marrakech, le bureau national du PAM a dénoncé, dans un communiqué, les « menaces et les actes graves » commis par des élus concurrents contre les membres de l’alliance menée par le parti dans la ville ocre. Les élus de ce parti ainsi que ceux du RNI, du MP, du FFD, du PJD et du Parti Travailliste (PT), ont décidé de se réunir dans un hôtel de Casablanca en vue « d’approfondir les concertations, loin de toutes pressions d’ordre moral ou matériel », précise le communiqué, ajoutant que les participants à cette réunion ont été agressés par les concurrents du PAM. Alertées par le bureau national du parti, les forces de l’ordre sont intervenues sur les lieux où ils ont saisi notamment des fusils et cartouches en possession des agresseurs, lit-on dans le même communiqué. Le PAM a appelé les autorités sécuritaires et judiciaires à assumer leurs responsabilités pour faire appliquer la loi et veiller à la protection de l’opération électorale des pratiques portant atteinte à son bon déroulement.

Bni Chiker en ébullition

Des actes de vandalisme ont été enregistrés, dans la nuit du dimanche dernier, après l’élection du nouveau président de la commune rurale de Bni Chiker (20 km de Nador). Plusieurs personnes ont été blessées dans ces incidents. Ce qui a conduit à l’interpellation d’une trentaine de personnes, dont des mineurs. Toutes ces personnes ont comparu, ce mardi 23 juin, devant le procureur général du Roi près de la cour d’appel de Nador. Parmi elles figurent le président sortant et un autre candidat à la présidence.

Achat des voix : Des observateurs dénoncent

Dans son rapport publié à l’issue du scrutin du 12 juin, le collectif associatif pour l’observation des élections relève l’usage de l’argent et l’exploitation des biens publics à des fins de campagne électorale. Ce Collectif a pu accéder et suivre le déroulement du jour du scrutin dans plus de 1200 bureaux de vente à travers le pays. Pour rappel, ce même collectif avait participé à l’observation des élections législatives de 2002 et 2007. Il est composé de 40 associations et s’es élargi dans le cadre de l’observation à environ 150 associations. Ce qui a permis de mobiliser plus de 664 observateurs et observatrices, tous bénévoles, répartis dans les 16 régions du Royaume. Ce qui donne à ces observations un caractère crédible.

De son côté, le Forum civil démocratique marocain (FCDM) a publié son rapport synthétique de l’observation des élections communales du 12 juin. Une opération qu’il a menée en partenariat avec le Centre des Etudes et Recherches en Sciences Sociales (CERSS). Ce Forum a déjà menée une première expérience dans le domaine de l’observation des élections lors des dernières législatives de septembre 2007.

Le FCDM a relevé notamment la distribution de bons au nom de la Promotion Nationale aux couches sociales défavorisées et pauvres afin d’influencer leur vote en faveur de certains candidats. Il a noté le financement de certaines fêtes et l’octroi d’argent sous forme d’aides pour certaines familles ayant vécu des moments ou des situations difficiles telles que maladies ou deuils. Il a également constaté que certains candidats procèdent à la distribution de denrées alimentaires, de médicaments gratuitement à Casablanca, à Fès et à Salé. Par ailleurs, le Forum a relevé l’utilisation illégale des moyens de transport publics dans la campagne électorale ; l’implication de certains fonctionnaires de l’Etat pendant les horaires d’emploi et la corruption des électeurs par la distribution de l’argent pour influencer le corps électoral. Des actes de violence isolés ont été signalés, comme ceux rapportés par les observateurs du FCDM à partir des sites de Casablanca, Fès, Séfrou.

Le rapport de l’OMDH, qui a suivi de près les élections communales à Laàyoune et à Rabat, se recoupe avec celui établi par les autres observateurs. Ce document signale que certains candidats ont acheté de nouveaux téléphones mobiles à des membres de leur famille pour échapper à la mise sur écoute. Il évoque également l’achat de cartes électorales, la sortie dans la circonscription de Yacoub El Mansour d’un bulletin de vote non coché dont l’OMDH a pu avoir copie. Un membre de l’organisation a signalé avoir assisté à une opération d’achat de quelques voix… Tous ces cas doivent faire l’objet d’enquêtes judiciaires.

Premiers résultats : Une femme à la tête de Marrakech

Fatima Zahra Mansouri, du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a été élue, lundi dernier, présidente du conseil de la ville de Marrakech. La nouvelle maire a été élue par 54 voix contre 36 voix pour l’ancien président du conseil de la ville, Omar Jazouli, de l’Union Constitutionnelle. Fatima Zahra Mansouri, 33 ans, est avocate. Elle devient la deuxième femme maire au Maroc après Asmaa Chaâbi, qui a présidé, entre 2003 et cette année, la mairie d’Essaouira.

Sajid revient

Mohamed Sajid, maire sortant de la ville de Casablanca, succède à lui-même. En s’appuyant sur une coalition constituée, en plus de son parti l’UC, par le PAM, le PI et le MP, il a pu rempiler. Ce qui n’a pas été sans déplaire au PJD qui se voyait bien parti pour diriger Casablanca. La réélection de Sajid a provoqué la colère de Ramid qui était présent sur les lieux et à ses autres camarades. Ces derniers ont même manifesté sur place et devant la Wilaya de Casablanca, criant au non respect de la procédure de vote. Mais leurs cris ne servent plus à rien.

Lazrak bat Sentissi

Noureddine Lazrak, du Rassemblement national des indépendants (RNI), a été élu lundi dernier, président de la commune urbaine de Salé en remplacement de Driss Sintissi, du Mouvement populaire.

Lazrak était candidat unique à ce poste. Im a été élu par 85 voix et dix bulletins nuls.

Chabat domine Fès

Hamid Chabat du parti de l’Istiqlal (PI) a été réélu à la tête du Conseil de la ville de Fès avec un total de 63 voix sur 97 que compte le Conseil de la ville, représentées par les partis de l’Istiqlal (57 membres), le Front des Forces Démocratiques (FFD 2) et du Rassemblement national des indépendants( RNI 4). L’élection de Chabat a été marquée par le retrait des représentants de l’USFP, du PAM, du PPS et du PJD. Ces formations réclament l’ouverture d’une enquête sur « les violations enregistrées lors des différentes étapes de l’opération électorale à Fès ».

Oualalou aux commandes à Rabat

L’ex-ministre des Finances, Fathallah Oualalou sauf l’honneur de l’USFP. Il a été élu, ce mardi, nouveau président du Conseil de la ville de Rabat. Il remplace à ce poste Omar Bahraoui du Mouvement populaire dont le mandat n’aura pas été un long fleuve tranquille.

Oualalou a pu décrocher son ticket après le retrait du candidat du PJD, Lahcen Daoudi. Le PJD s’est rendu compte que « certains électeurs au sein de notre alliance n’allaient pas voter en faveur de M. Daoudi », expliquera plus tard Abdelilah Benkirane. Le secrétaire générale du PJD a affirmé que son parti a « préféré préserver l’alliance en retirant son candidat au profit de Oualalou ».
Résultats attendus

Tarek Kabbaj, de l’USFP, a été réélu lundi dernier président de la commune urbaine d’Agadir. Il a recueilli 34 voix sur un total de 55. Le soutien des élus du PJD et d’un conseiller du Parti Travailliste (PT) a été décisif. L’élection de Kabbaj a été marquée par le retrait du RNI, du PI et d’autres membres du PT

A Asilah, Mohamed Benaissa a été, lui aussi, réélu à l’unanimité président du conseil municipal d’Asilah, qui compte 27 conseillers. L’ex ministre des Affaires étrangères, qui s’était présenté en tant que candidat indépendant aux élections communales du 12 juin.

A Safi, Mohamed Karim, du Parti de l’Istiqlal (PI), qui était candidat unique, a été élu président de la municipalité par 42 voix des 43 suffrages exprimés, avec un bulletin nul et le retrait des membres du Parti Al Amal (8 membres) avant le début de l’opération de vote.

A Guelmim, Abdelwahab Belafkih de l’Union Socialiste de l’USFP a été reconduit à la tête du conseil municipal à l’unanimité des 35 membres du conseil.

A Al Hoceima, Mohamed Boudra du PAM, a été lui aussi reconduit à la présidence du Conseil municipal par 24 voix des 27 suffrages exprimés. Ce conseil comte 35 membres, dont cinq femmes.

Surprises

A Guelmim, Fatima Boujnah (21 ans) du PAM est devenue, après son élection mardi dernier à la tête de la commune rurale de Tizeght (Province de Tata), la plus jeune présidente d’un conseil communal au Maroc. Lors de la séance de vote, la jeune femme a recueilli 9 voix contre 4 voix pour son concurrent istiqlali, Othman Laâssal.

A Errachidia, Abdellah Hannaoui du PJD a été élu, ce mercredi, nouveau président de la commune urbaine d’Errachidia. Il a obtenu 23 voix contre 12 pour l’ancien président Sidi Ammi Moulay Zahid du PAM.

Le PAM s’impose à Tanger

Samir Abdelmoula, 35 ans, a été porté à la tête de la mairie de Tanger, après de houleuses tractations. Le nouveau maire n’est passé qu’aux termes des votes du second tour. C’est le retrait de la course du candidat RNI, Youssef Benjelloun, qui se déclarait allié du PJD qui a favorisé le jeune candidat. En se présentant seul, Abdelmoula a réussi à s’assurer une majorité formée de petits partis ainsi que d’une liste de SAP pilotée par Mohamed Akbib. Le PJD a été contraint de se retirer, non sans crier à la traîtrise.

Mohamed Zainabi / Le Reporter

1 Réponse pour “Communales : Comment ils se sont partagé le territoire”

  1. EL MANSOURI Mohamed dit :

    Vous avez fait le tour des élections des conseils et de leurs présidents ; vous n’avez pas soufflé un vilain mot de ce qui s’st passé à Sidi Ifni ! A mon sens, Monsieur le reporter, c’est le seul cas (boycoté et escamoté par tous les médias) qui devrait faire l’objet de fines analyses par nos politologues de tous bords car la population de cette petite ville a démontré qu’elle ne courbait toujours pas l’échine.
    Vous avez couvert les événnements électoraux de Guelmim, Tata, Nador, Al Hoceima en passant par le centre de tout le maroc et vous ne vous êtes pas rendu compte qu’il y avait une petite cité nommée Sidi Ifni ! Vous avez reçu des instructions de l’Administration Territoriale pour zaper UNE DES SEULE SINON la SEULE ELECTION DEMOCRATIQUE QUE le Maroc ait connu depuis la nuit des temps.
    Mes sincères salutations

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