OCP : les travaux du pipeline commencent “La proposition de l’ONCF n’a pas eu de suite.”

Chambre des conseillers: “M. Biadillah élu à la tête de la deuxième chambre”

Cecilia Sarkozy en toute intimité

Publié par: media on juin 6th, 2009 est intégré sous Femmes & Enfants. Vous pouvez suivre tous les réponses RSS 2.0. Vous pouvez aller vers la fin pour laisser une réponse.

la_question_qui_gene_ou_est_donc_passee_cecilia_sarkozy1185271773Ses superstitions, ses rêves, ses anges gardiens… Cécilia s’est prêtée au questionnaire de notre pythie. Un joli moment où elle a baissé sa garde .

Yaguel Didier

Etes-vous superstitieuse, possédez-vous un grigri ?
De par mes origines, je le suis forcément. Les Espagnols sont superstitieux. Mais je le suis de moins en moins parce qu’en avançant dans la vie, j’ai acquis des croyances mieux ancrées. Mais ça ne m’empêche pas de posséder quelques grigris ; généralement, ce sont mes amis qui me les donnent. Appelez ça des grigris d’amitié ou d’amour…

Vous considérez-vous comme chanceuce ?
Je sais, depuis l’âge de 13 ans, que je suis chanceuse. On m’a trouvé alors une affection cardiaque nécessitant une opération à cœur ouvert, à une époque où la chirurgie balbutiait dans ce domaine. J’ai été opérée à l’hôpital Broussais par le professeur Dubost juste après le Père Boulogne, le premier transplanté cardiaque en France ; ma chambre était juste à côté de la sienne. Non seulement j’en ai réchappé, mais je suis en bonne santé aujourd’hui.
Consultez-vous régulièrement votre horoscope ?
Je n’arrive pas à croire que l’on puisse réduire le destin des humains à douze catégories, ni qu’il pourrait arriver la même chose, en même temps, à douze types de personnes. Je crois qu’il y a un destin, mais je pense qu’il appartient à chacun de l’influencer. Je sais néanmoins que je suis Scorpion ascendant Lion.

Qu’évoque pour vous le mot esprit ?
Pour moi, c’est tout ce qui est immatériel, tout ce qui nous survivra. Tout ce que l’on perçoit, mais qu’on ne peut ni voir ni toucher. C’est tout ce qui nous habite, en somme.

Le mystère qui vous émeut le plus.
Au risque de paraître classique, la naissance. C’est un mystère que je viens de revivre de près, puisque ma seconde fille est maman depuis très peu de temps. La naissance est plus que magique, plus qu’émouvante, bouleversante. Cela me fascine.

Les influences auxquelles vous êtes sensible avant tout.
Ce sont celles des gens que j’aime, et que, par conséquent, je respecte. Ce que me disent ceux-là me fait toujours réfléchir.

Le défaut personnel que vous aimeriez corriger.
J’en ai beaucoup, mais si je devais en corriger un plus particulièrement, ce serait ce côté abrupt dont je peux laisser l’impression. J’ai parfois l’apparence de quelqu’un de cassant, même si ce n’est pas ma nature.

La part la mieux cachée de vous-même.
Je doute de moi en ­permanence, depuis que je suis en âge de penser. Toutes ces hésitations, tous ces points d’interrogation ! Cela m’a souvent empêchée d’agir, et représente pas mal d’actes manqués.

Vos éventuelles dispositions surnaturelles.
Mon mari dit de moi que je suis une sorcière, une gentille sorcière. (Comme vous ?) Je dois reconnaître qu’il n’a pas tort, et qu’il m’arrive de deviner bien des choses. Il dit également que je suis son talisman, que je peux porter chance et bonheur… Je m’en remets à son jugement, je ne me permettrais pas de dire cela de moi-même.

Le don que vous aimeriez posséder.
J’aimerais savoir chanter, vraiment ! D’abord pour mes proches qui en ont assez de m’entendre vociférer des chansons et des airs d’opéra. Mais aussi pour mon plaisir. J’aurais adoré posséder la voix d’une Barbra Streisand.

L’attitude qui vous inquiète le plus chez les autres.
La duplicité, parce qu’elle est insidieuse, et aussi parce qu’elle est masquée. C’est une chose difficile à combattre. Elle peut être partout, on ne la voit pas… Tout ce que je redoute.

Votre attitude face aux signes du destin.
J’y suis extrêmement sensible, bien sûr, mais avec beaucoup de prudence et de réserve. J’analyse les signes. Je les étudie, mais avec du recul.

Votre pressentiment le plus mémorable.
J’ai rêvé mes sujets d’histoire-géographie pour le baccalauréat ! J’ai des témoins ! Je me suis réveillée à quatre heures du matin avec les sujets dans la tête : la Révolution française et le Japon ; ce qui m’a laissé quelques heures pour les travailler. D’autant plus que je n’avais pas révisé cela !

La réalisation qui vous correspond le mieux.
Je n’hésite pas à dire que ce sont mes trois enfants. C’est ce que j’ai fait de plus beau. Et puis, de manière secondaire, cette fondation qui débute.

L’image que vous aimeriez laisser de vous-même.
Celle d’une femme qui a pu, qui a su aider les autres. Déjà, si j’arrive à cela, ce sera pas mal.

Le grand regret de votre vie.
Avoir abandonné le piano. Le piano a été une grande partie de ma vie. Mais j’avais sur les épaules un grand poids, celui de mon arrière-grand-père maternel, le compositeur espagnol Isaac Albeniz, un virtuose, ce qui m’a un peu paralysée.

L’action dont vous êtes la plus fière.
La libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien. Deux voyages, dont le dernier aura duré cinquante heures. Cinquante heures de négociation, de discussion, de bataille pour essayer de libérer ces femmes. Cinquante heures sans dormir, à parler avec les parents des enfants, les membres du gouvernement, le colonel Kadhafi… Je les ai ramenés dans mon avion, j’en suis très fière.

Le moment que vous choisiriez de revivre.
Un Noël à Montchauvet, notre maison de famille près de Chartres, avec mon père et ma mère. Mes frères aînés venaient nous réveiller à quatre heures du matin. Nous nous sommes retrouvés là, à chaque Noël, pendant les vingt
premières années de ma vie.

La personne qui vous manque le plus.
Mamita, ma mère. Je pense à elle tous les jours. Elle avait 68 ans quand elle est partie, c’est trop jeune.

La coïncidence qui vous a le plus marquée.
Une heureuse et une malheureuse. L’heureuse : que le mari de ma seconde fille ait été muté à Dubai. Nous nous y étions installés au mois d’août ; eux sont arrivés en septembre-octobre. Nous nous sommes retrouvées là-bas par le plus grand des hasards. J’étais partie au bout de la terre, et j’y ai retrouvé ma fille ! La coïncidence malheureuse : tout récemment, une de mes amies s’est trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Elle était avec son mari à l’hôtel Oberoi de Bombay, au moment de cet attentat sauvage qui leur a coûté la vie à tous deux.

Le portrait de votre ange gardien.
Je les espère nombreux, car il y a du boulot ! [Rires.] Plus sérieusement, je répondrai : Maman qui est là et me protège ; d’ailleurs, je la sens. Avant de mourir, elle m’a dit : “Je ne te ferai pas de petits signes, car je te sais peureuse et je ne voudrais pas te causer une crise cardiaque. Mais je serai là.” Et puis ma tante Cécilia, qui est morte très jeune. Elle est là, elle aussi. Finalement, je sens qu’il y a beaucoup de monde au-dessus de moi.

La personnalité que vous souhaiteriez fréquenter.
Dieu. J’ai beaucoup de choses à lui dire. Pas à lui demander, à lui dire !

Un pays qui évoque le bonheur.
Bien sûr, l’Espagne ! J’y suis allée régulièrement avec maman, notamment à Madrid, où elle avait sa famille, ses amis. J’y ai grandi en partie, et j’ai là-bas des souvenirs chaleureux, merveilleux, de gens très nobles et qui correspondent à ce que j’aime : des gens qui se tiennent droit.

L’heure du jour qui vous inspire.
Paradoxalement, le coucher du soleil. Parce que la lumière est plus belle ; parce que ce qui est gris, ce qui est triste, s’efface à ce moment-là. Je trouve que la tombée du jour est rassurante. On entre dans la nuit, et la nuit, c’est le repos. J’aime bien cet instant.

L’époque à laquelle vous auriez aimé vivre.
Je suis bien dans mon époque. Et je l’aime. J’ai conscience de vivre un tournant, un virage de l’Histoire. Et cela me plaît d’accompagner ce mouvement.

Ce que vous attendez de vos amis.
Qu’ils m’aiment comme je suis. Qu’ils m’acceptent avec mes différences. L’amitié est vraiment très importante pour moi.
Ce que vous voudriez épargner à ceux que vous aimez.
Un seul mot : la souffrance. La souffrance morale, physique, intellectuelle.

La mort que vous choisiriez pour vous-même.
J’aimerais me coucher, m’endormir, faire un joli rêve et disparaître.

Votre phrase préférée.
C’est une phrase de René Char : “Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront.”

Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ?
Quel était votre dernier rêve ? Mais je ne vous le dirai pas.

Quelle question aimeriez-vous me poser ?
Où avez-vous acheté votre boule de cristal ? l

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